Dans les bras du Père

Pourquoi tant d’efforts et si peu de changement ?

Nous sommes généralement fiers de notre théologie bien carrée, mais nous ne pouvons pas en dire autant de nos sentiments et de nos relations boiteuses. Nous nous sentons coupables de ne pas vivre dans «la paix qui surpasse toute intelligence», alors que Dieu l’a promise à ses enfants (voyez Philippiens 4.7). Nous sommes déçus par notre incapacité à ressentir la présence tangible et permanente de notre Sauveur.

En outre, en prenant conscience de la douleur provoquée par les vides de notre âme et nos cicatrices d’abandon, nous nous sentons seuls, comme des étrangers qui aspirent à rentrer chez eux. Certains d’entre nous souffrent d’un si grand vide intérieur. Dans le meilleur des cas, nous nous sentons mal à l’aise et menacés par des situations qui impliquent le plus anodin des rejets.

Nous ne sommes pas supposés vivre de la sorte ! Après tout, nous sommes chrétiens.

Nous voulons changer, mais nous ne sommes pas sûrs de savoir comment nous y prendre. Certains d’entre nous s’efforcent de changer depuis pas mal de temps déjà, mais beaucoup savent qu’ils n’ont pas vraiment évolué au plus profond de leur être. Alors nous nous sentons frustrés. Et fatigués.

Où se situe le problème ? Mais peut-être devrions-nous d’abord nous demander ce qui ne va pas dans notre conception du changement ?

Conception familière du changement

Pour changer, beaucoup cherchent d’abord à corriger leurs idées fausses et leurs modes de pensée, ce qui est une démarche logique si l’on considère que le rationnel est au cœur de tout être humain.

De nombreux conseillers professionnels ont adopté cette approche. Il est courant qu’ils répondent aussi aux besoins spirituels des gens et les encouragent à trouver en Dieu la puissance nécessaire pour opérer les changements voulus. Au fil des années, j’ai moi aussi utilisé cette approche pour encadrer le changement. …

Écouter Dieu

Si vous m’aviez demandé il y a quelques années : « As-tu jamais entendu Dieu te parler ? », ma réponse aurait été incertaine. Aucun message ne m’a jamais été adressé en provenance directe des nuages, avec une voix de baryton à la Charlton Heston. Cependant, il  m’est arrivé de discerner la voix inaudible de l’Esprit s’adressant à mes pensées. Meilleure, plus élevée et plus sage que mes propres pensées, ces douces pressions exercées sur mon cœur m’encourageaient ou me reprenaient de façon à me rapprocher du ciel.

Mais j’ignorais tout de la « prière de l’écoute », alors qu’elle doit faire partie intégrante de mes moments avec Dieu. J’étais sourde à la voix même du Père, la voix vivante de Dieu qui pénètre le cœur… (comme l’a décrit Andrew Murray dans «A l’école de la prière»)

 

J’ai donc commencé à me placer expressément devant le Sauveur, pour Le laisser prendre la parole dans nos pieuses conversations. Après tout, un entretien est supposé se dérouler entre deux interlocuteurs. J’ai décidé de noter certains extraits de ces « saintes conversations » dans mon journal de prières.

Ainsi, un matin, je méditais sur le fait que le Fils de Dieu avait accepté d’être temporairement, mais réellement vaincu (Il est vraiment mort), pour pouvoir vaincre le péché et la mort qui, autrement, nous auraient éternellement détruits. Murmurant mon admiration et mon émerveillement, j’ai «entendu» ces mots :

Tu commences seulement à concevoir ce que je veux dire, quand J’affirme t’aimer.

J’entends par là que je t’aime vraiment ! …

 

Texte proposé par Jean-Jacques K.

WILSON Sandra, A la découverte de l’amour inconditionnel, Ed. Farel, Chapitre 2, extraits des pages 33,34 et 41.