LE JARDINIER ET LES RAVAGEURS DU POTAGER ET DU POULAILLER

Les jours augmentent de plus en plus et pourtant la récole des œufs, elle, rapetisse ….
Comment expliquer cette baisse? Car pourtant, 5 belles petites poulettes sont venues en renfort de la vieille garde fatiguée et ce, visiblement sans succès..
Mais ce n’est pas tout : bientôt des coquilles vides trônent dans le pondoir, gentiment posées sur la paille fraîche.
Alors, quel est ce prédateur qui dérobe son butin durant la nuit et même peut-être avec un peu d’impudence la journée ?
Des noms, vite ! … la fouine élégante, le rat agile, le corbeau avisé ?
Quelle parade adopter pour défendre son gain ?
Petite recherche sur le Net et nous voilà (Christine surtout !) en train de percer des œufs provenant de la ferme voisine, les souffler pour les vider, pour ensuite les injecter de moutarde onctueuse.
Le lendemain matin surprise !
Les œufs piégés ont disparu, volatilisés…Pas d’effraction, pas de bris de coquilles. Tout s’est déroulé en silence, en discrétion et efficacité. Et aucune poule n’a des maux d’estomac !

Côté jardin ce n’est pas beaucoup mieux…
Un rat taupier, voire une famille, ruine un pied de courgette, puis des plants de céleri branche, et la liste s’allonge…
Quels sont les circuits souterrains à l’abri du regard qu’ils empruntent ?
Choix aléatoire du légume qui leur sied ?
Chaque matin, c’est la découverte de trop ! Que faire ? Quels remèdes?

Coté poulailler, j’installe pour la nuit dans l’enclos, le bon vieux système de cage et piège à bascule, avec un délicieux morceau de lard.

Mais aucun résultat, je suis bredouille et dépité.

Allez, un cran de plus dans le recours à la technologie ; le piège photo que Charles installe à l’intérieur du poulailler. « Souriez, vous serez bientôt dénoncé ! »
4000 photos, dont celle du soigneur des poules, mais pas de coupable identifié.
Puis les semaines passent et les œufs étrangement sont de nouveau au rendez-vous, sans explications.

Côté jardin c’est nettement mieux ; le piège inox, type guillotine et «made in Switzerland» prêté par Lysiane dégomme 3 campagnols gourmands et effrontés.
Enfin ! Une petite victoire, c’est toujours bon pour le moral.

Finalement, j’aime me rappeler ces paroles de l’Ecclésiaste ch. 11 v. 4
« C’est pourquoi sème ton grain dès le matin et jusqu’au soir n’arrête pas de travailler. Tu ne sais pas quelle partie de ton travail réussira ou si tu tireras profit de toute ton activité »
Quel magnifique équilibre entre nos efforts et la confiance dans notre bon Père céleste qui agit dans le secret, de manière inattendue.
Car je suis loin de connaître ce qui comptera et subsistera de mon activité.
Et quel allégement et repos d’esprit de savoir que je dépends prodigieusement de la Grâce, en tout.Texte proposé par Wilfred