« Vous êtes ici, sur terre, pour être la lumière qui met en valeur les couleurs de Dieu dans ce monde. Dieu n’est pas un secret devant être gardé. Nous allons être rendus publics, aussi publics qu’une ville placée sur une colline. Jésus dit : Si je fais de vous des porteurs de lumière, ne pensez pas que je vais vous cacher sous un seau ! Je vous place sur un chandelier. Maintenant que je vous ai placés là, au sommet de la colline, sur un chandelier, BRILLEZ ! Tenez votre maison ouverte, soyez généreux avec votre vie. En vous ouvrant aux autres, vous inciterez les gens à s’ouvrir à Dieu, ce Père généreux qui est au Ciel. » Matt 5, 14-16
Comment rendre l’Église attirante ? Quels aspects de nos communautés auront un impact positif sur ceux qui nous observent ? Jésus déclare qu’ils seront impressionnés en voyant la qualité des relations que nous entretenons entre nous et en regardant le bien que nous accomplissons.
Malheureusement nous tombons souvent dans le piège de chercher à les impressionner par nos facultés, notre éducation ou nos réussites. Mais ce ne sont pas des éléments persuasifs de notre témoignage car il se trouvera toujours un athée, un musulman ou un bouddhiste qui sera plus capable, plus généreux ou plus intelligent.
Christ propose une autre voie à ses disciples : la grâce.
Il s’agit d’une fleur qui embaume de son parfum quand les chrétiens aiment ceux qui ne sont pas aimables, pardonnent à leurs ennemis et servent sans autre récompense que la joie de Dieu. Ils peuvent le faire parce qu’ils sont eux-mêmes au bénéfice de cette grâce.
Dans nos Églises nous plaçons souvent l’accent sur les éléments extraordinaires de notre vie chrétienne : des rappels de la puissance de Dieu, de grandes réalisations, des réponses à la prière ? Nous sollicitons les témoignages de ceux qui ont été guéris, restaurés ou bénis. Nous perpétuons ainsi notre idéal du chrétien victorieux par la foi.
Lorsque nous focalisons notre attention sur les victoires extraordinaires, nous perdons crédibilité aux yeux de la personne dont l’ordinaire est plutôt une suite de défaites devant l’alcool, la lassitude ou l’irritation. Par contre, lorsque notre ordinaire sent bon le parfum du pardon, du soutien réciproque et du respect envers les petits, alors nous faisons envie à ceux et celles qui nous observent.
Extraits du livre « une Église rayonnante, le témoignage de la grâce » de Jonathan Hanley
Texte proposé par Nadine