COMMUNAUTÉ La règle de Reuilly de la communauté des diaconesses

La source à laquelle s’abreuve une communauté coule dans le cœur qui aime et qui pardonne.
La fraîcheur des relations repose dans l’esprit humble qui ne juge pas.

Que votre amour fraternel soit sincère.

Les faux silences, les amertumes, les politesses factices sont porteurs de mort.
Tout n’est pas gagné d’avance dès l’instant où nous mêlons nos vies,
fût-ce pour l’amour du Christ, car notre adversaire le diable rôde.
Il en est du champ de cette vie comme de celui de l’Évangile
que l’ennemi ensemença d’ivraie.

Ne pense pas que la tâche d’aimer soit accomplie
parce que tu n’aurais de dispute avec personne
et ferais le travail qui t’est demandé.
Ce n’est que l’apparence des choses.
Leur réalité demande beaucoup de sérieux et d’offrande cachée.

DU MURMURE

Ce qui rend le murmure nocif dans une communauté
c’est qu’il maintient la vie dans des demi-teintes, réfrène l’élan du don
et fait porter sur les êtres et les circonstances un regard voilé.

Le murmure ne dit pas encore la vérité.
Peut-être la cherche-t-il.
Peut-être est-il né d’une vérité.
Mais il ne projette pas la sainte lumière d’une entière droiture.

Passer au dialogue est une exigence
puisqu’il va falloir donner forme au mécontentement,
le sonder à la lumière de la miséricorde,
se risquer à une parole, accepter qu’elle soit incomprise.
Malgré ce risque que court l’amour-propre,
si la pensée gagne à être connue, il faut la dire.
Mais si au dedans de toi-même tu en perçois la vanité,
fais silence et sois sûre du Seigneur.

Texte choisi par Nadine K