Jésus lui demanda une troisième fois : Simon, fils de Jean, as- tu de l’amour pour moi ? :
Evangile de Jean, ch. 21. v. 17-19
Jésus a une vision différente de la maturité spirituelle :
C’est la capacité et l’acceptation d’être conduit là où vous préféreriez ne pas aller. Juste après avoir nommé Pierre berger de ses brebis, Jésus le confronte à la dure vérité du serviteur/leader qui est conduit vers des endroits inconnus, indésirables et douloureux.
Henri Nouwen exprime cela très bien :
[dans son ouvrage, Au nom de Jésus. Réflexions sur le leadership chrétien, Montréal, Novalis, 1994]
La voie du responsable chrétien n’est pas celle du mouvement vers le haut dans lequel notre monde a tellement investi, mais bien celle du mouvement vers le bas, qui aboutit à la croix. […]
L’impuissance et l’humilité dans la vie spirituelle ne sont pas celles de gens qui n’ont pas de colonne vertébrale et qui laissent les autres décider à leur place. Elles sont plutôt celles de gens profondément attachées à Jésus et prêts à le suivre n’importe où, ayant confiance qu’avec lui ils trouveront la vie en abondance.
Question proposée à notre méditation :
Avec nos propres mots, disons à Dieu notre consentement d’aller là où il nous conduira.
Quelles sont les joies et les craintes qui accompagnent ce consentement ?
Texte proposé par Wilfred, extrait de : Peter Scazzero, Rendez-vous quotidiens, Excelsis , 2016