la justice

La justice

Pour faire suite au « Souviens-toi » du mois de juin, qui nous invitait à prendre de la hauteur sur ce qui nous entoure, j’aimerai vous inviter sur un chemin un peu escarpé, celui de La Justice …Rassurez-vous il ne s’agit pas du sujet du bac avec 4 heures à plancher, quoique … 😊

La justice qui s’en préoccupe véritablement ?

Nous avons tous une idée de ce que pourrait être la justice ? en fonction de notre culture, de notre milieu social, de notre avis politique.

Mais qui peut se vanter de la détenir ?

Rien que le point de référence pose problème, quant à celui qui doit la faire respecter, nous avons tous autour de nous des exemples d’injustices flagrantes ou de dérèglements manifestes. Aujourd’hui comme hier la justice est en souffrance.

Pourtant sans justice, point de paix !

La justice est un fondement important dans notre société. Pour être équitable, elle doit peser le pour et le contre dans bon nombre de situations, et doit se prononcer. Sauf que plus le temps passe, et plus cela se complique.

Certains d’entre-nous ont peut-être été un jour ou l’autre, confrontés à la justice ou bien cités comme témoins.

Pensons-nous être juste en toutes circonstances ?

Chacun d’entre nous est bien souvent convaincu de son bon droit. Ne nous sommes-nous pas insurgés quelquefois devant ce qui nous semblait être injuste ?

Dieu est souvent mis sur le banc des accusés quand la justice est mise à mal.

Nous avons tous entendu : « Si Dieu existait, il n’y aurait pas autant d’injustices dans ce monde ». Avec le recul que nous donne la Parole, nous avons, nous chrétiens nés de nouveau, ce privilège de savoir ce qu’il en retourne. À savoir que les injustices découlent de dysfonctionnements attachés au mal dans les vies, mais aussi de l’aboutissement de décisions conscientes ou inconscientes d’avoir tenu Dieu à l’écart loin de nous.

Souvent le mal s’est perpétué de générations en générations, tant qu’il devient difficile de remonter aux origines du mal, comme une pelote bien emmêlée, le péché a pris force et a envahi notre quotidien. Cela demande donc de nous examiner sans compromis à la lumière de Christ pour lui remettre les erreurs.

Le mal, comme l’injustice n’est pas dans la nature de Dieu.

Il est Amour et Justice. L’un sans l’autre ne peut pas fonctionner. L’Amour sans la justice se transforme en pugilat, la justice sans amour devient une dictature, mais qui peut prétendre les détenir entièrement, à part « Lui ». Même si nous avons des juges pour prononcer des sentences dans ce monde ci, aucun d’entre eux ne peut se prévaloir de connaître la vérité ou bien encore ne jamais se tromper.

Il y a aussi la tentation de faire justice soi-même.

Mais Dieu est très clair, dans Matthieu 7.1 ou dans Luc 6.37 : « Ne jugez point, et vous ne serez point jugés ». Même si avoir un avis, n’est pas juger, Attention à la marche ! Le pas est vite franchi.

Dieu seul est la garantie d’un vrai jugement.

Et le nôtre a été sans appel, nous devions tous périr. Pas même un seul ne devait pouvoir s’y soustraire et c’est là qu’intervint la grandeur de l’Amour de Dieu qui nous avait donné la liberté de choix.

Aujourd’hui encore, Il nous ouvre une porte, celle de la repentance et il a envoyé Christ supporter à notre place le châtiment.

Il parait incroyable, pour beaucoup que Dieu soit capable d’effacer nos fautes et de nous redonner vie … et pourtant ! Ou à l’inverse d’autres pensent que tous iront au paradis.

N’oublions pas les paroles de Christ qui délivra et qui prononça ces paroles dans Jean 8 : « Va et ne pèche plus ! »

Bon nombre d’entre nous ont fait ce choix de la repentance et de la nouvelle alliance qui nous ont conduit ainsi à être justifiés par Christ. Ce pas de foi auquel nous invitons quiconque ou chacun aujourd’hui à prendre part, pour venir à la rencontre de Dieu.

Être juste maintenant, à notre tour, difficile me direz-vous ?

Mais cela ne nous empêche pas de travailler à la justice… Ce permanent travail d’ajustement à Dieu concerne toutes les dimensions de notre existence. C’est un ajustement à notre propre vie, car nous ne sommes jamais totalement achevés. C’est un ajustement aux autres humains, c’est aussi un ajustement à la Création, à la terre, aux animaux, aux choses. Nous devons garder le souci de nous ajuster en permanence, tout en sachant que c’est toujours la grâce qui agit. La tâche n’en est pas facile pour autant, David lui-même disait : « Quand j’ai réfléchi là-dessus pour m’éclairer, la difficulté fut grande à mes yeux jusqu’à ce que j’eusse pénétré dans les sanctuaires de Dieu et que j’eusse pris garde au sort final des méchants ». Psaumes 73.16-17

Christ est la réponse à toutes les injustices.

Il a pris sur lui toutes les accusations et en a payé le prix fort. La justice prend un visage très singulier, celui de Jésus-Christ. Et la justice de Dieu, qui pourrait nous apparaître comme une justice écrasante qui nous tombe dessus, prend le visage d’un homme blessé, qui porte sur lui cette injustice et nous en délivre.

Je voudrai apporter ce témoignage personnel, qu’Il est intervenu dans un tribunal pour faire aboutir ma cause parce que j’avais prononcé son nom et mon appartenance devant tous. Que nous obtenions Justice ici-bas ou non ! Je crois qu’Il aura le dernier mot.
Je voudrais terminer par ces paroles d’espoir, cette espérance que nous attendons tous

2 Pierre 3.13   Et nous attendons, selon sa promesse de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la Justice régnera

Isabelle Gosselin