tour du Mont-Blanc

La marche en montagne à travers le Tour du Mont-Blanc

C’est dans le cadre de l’association « Sport et Foi Vallée de la Bruche » que naît le projet « Tour du Mont Blanc sur deux ans (2019-2020) »

Une semaine de marche dans les Alpes, fin de l’été, à laquelle participent neuf gars désireux de vivre la montagne et l’évangile.

Notre guide émérite Jacques B. a planifié l’itinéraire, réservé les nuits en refuge et prodigué des conseils utiles pour la confection de nos sacs à dos.

Lors de ces deux semaines de marche la météo a été favorable : quel cadeau magnifique !

Juste une étape est finalement modifiée, car la température chute et la neige tombe sur un col que nous devions emprunter. Savoir s’adapter et même parfois renoncer face à l’imprévu reste une vraie leçon d’humilité.

Bien entendu c’est toujours la responsabilité du guide qui est engagée et son avis prépondérant. Son expérience des Alpes et sa connaissance de l’itinéraire font la différence. C’est ce qui fonde la confiance et le respect de la part du groupe…

Mais que représente l’attrait de la montagne et qu’est ce qui me fait vibrer dans la rando ?

En tout premier lieu c’est un cadre magnifique ! Rien n’y est lassant ; monts et vallées se succèdent, les lumières sont changeantes et surprenantes. Les sommets au lever du soleil deviennent roses, irréels…

Le chemin emprunté est parfois très changeant. Souple et doux dans les prairies d’alpage, dur et rocailleux dans les éboulis à l’approche du sommet.

Fouler ses pentes et se désaltérer à ses sources devient un sujet d’adoration au Dieu créateur et éternel. C’est Lui qui régale nos yeux d’une telle diversité de fleurs magnifiques et d’animaux sauvages.

Plonger dans cet univers facilite le chemin vers « notre terre intérieure »…

A cette dimension au goût d’éternité s’ajoute le plaisir de marcher ensemble.

J’y perçois une exacte réalité de ce qu’est l’Église ; à la fois un chemin personnel et communautaire.

Au fil d’une semaine de rando les étapes ne sont pas identiques pour chacun. Parfois c’est l’un qui caracole en tête et l’autre qui est à la ramasse, selon la forme du moment. Mais ce qui est essentiel c’est d’arriver ensemble au refuge le soir…

Pour paraphraser l’apôtre Paul et en conclusion :

« Je ne suis pas encore arrivé, mais je cours…. » (Philippiens 3.12)

Texte écrit par Wilfred K.